Un lieu, une photo: Pointe-à-Pitre

Il y a quelques points d’interêts dans le centre-ville de Pointe-à-Pitre, des maisons coloniales encore bien conservées, les marchés couverts, la place de la Victoire et la place Courbeyre ou j’ai composé cette photo.

Jouant avec les nuages, une belle lumière Caribéenne y éclairait l’église Saint-Pierre-et-Saint-Paul. Bien que jamais consacré, l’édifice est localement qualifié de « cathédrale ». Avec un fronton qui me rappelle les architectures espagnoles du 19ème siècle, l’église est à visiter pour sa re-construction avec une structure de charpente métallique.

En s’attardant sur le parvis, ce sera aussi l’occasion d’acheter un bouquet de fleurs sur un des kiosques de la place et d’échanger quelques mots avec les vendeuses créoles très sympathiques.



Charlie Don’t Surf

« Charlie Don’t Surf » est une réplique célèbre du film Apocalypse Now, invoquée par le colonel Kilgore pour justifier de prendre une plage du delta du Mékong afin que les soldats américains puissent surfer. Charlie était le nom utilisé par les Américains pour faire référence à la partie vietnamienne adverse au cours de la guerre du Vietnam. 

« Charlie don’t surf and we think he should » - Sandinista! The Clash, 1980.

A travers cette série, je questionne à propos de la justification de la violence à l’égard de ceux que nous jugeons trop différents de nous-mêmes, de nos modes de vie et de nos valeurs. C’est aussi une critique de l’impérialisme qui consiste à tenter d’imposer un mode de vie à des cultures qui n’en veulent pas.

Photos: Ho-Chi-Minh-Ville et delta du Mekong, Vietnam / iPhone.

© Frédéric Saez 2012.




Nightcall: déambulations nocturnes

Avec la météo hivernale de cette fin d’année j’ai saisi l’opportunité de plusieurs soirées avec du brouillard pour traîner la nuit dans l’agglomération Orléanaise et le long de la RN20. J’ai ainsi cherché à photographier dans l’espace urbain des décors étranges, inhabituels et néanmoins familiers le jour. Des scènes surréalistes émergent dans la nuit, les formes et les silhouettes jouent avec les effets de la lumière artificielle pour composer des images hollywoodiennes.



Pourquoi et comment j’utilise de l’Ilford HP5+ poussée à 1600 ISO ?

Après plusieurs années de pratique en photographie numérique, j’ai ressenti le besoin de revenir aux fondamentaux en reconsidérant la photo argentique. Surement pour le plaisir de redécouvrir ce grain particulier qui fait le charme des tirages analogiques. 

Photographier avec de la pellicule m’apporte une exigence supplémentaire dans la prise de vue, le cadrage, le réglage de l’exposition et dans l’attente du bon moment pour déclencher. Une éloge de la lenteur induite par les 36 poses du film et le fonctionnement manuel de l’appareil. Un Leica M3 de 1954 équipé d’un Summicron 50mm que je transporte un peu partout dans la ville dans une forme d’anachronisme technologique.

Pour ces photographies dans la ville d’Orléans, Loiret, j’ai utilisé de la pellicule Ilford HP5+ poussée à 1600 ISO. La texture, le grain et les contrastes sont encore plus présents avec le traitement poussé de ce film, qui conserve néanmoins ses qualités intrinsèques de nuances de gris. Des caractéristiques qui me plaisent vraiment.

Lire l’analyse d’Analog You sur ce film ici ”Ilford HP5 + 400 iso : pourquoi tant de succès ?”.

Par contre un inconvénient de pousser le film est l’impossibilité de prendre des photo en pleine lumière compte tenu de la grande sensibilité à 1600 Iso. Le Leica M3 ne pouvant dépasser la vitesse de 1/1000s on se trouve alors en surexposition.

Un problème finalement résolu en visionnant la vidéo de Matt Day sur Youtube qui propose d’ajouter un filtre ND pour redescendre de quelques stops en cas de lumière intense. C’est aussi une bonne solution pour finir ses films à sensibilité constante.

Mes photos sont développées et scannées par Carmencita Film Lab qui complète mon processus puisque je ne pratique pas la chimie du développement argentique. J’indique alors  au labo sur chaque rouleau le traitement poussé à 1600 ISO de mes pellicules. Le rendu a toujours été au rendez-vous avec une bonne exposition et la qualité attendue.


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