Pourquoi et comment j’utilise de l’Ilford HP5+ poussée à 1600 ISO ?

Après plusieurs années de pratique en photographie numérique, j’ai ressenti le besoin de revenir aux fondamentaux en reconsidérant la photo argentique. Surement pour le plaisir de redécouvrir ce grain particulier qui fait le charme des tirages analogiques. 

Photographier avec de la pellicule m’apporte une exigence supplémentaire dans la prise de vue, le cadrage, le réglage de l’exposition et dans l’attente du bon moment pour déclencher. Une éloge de la lenteur induite par les 36 poses du film et le fonctionnement manuel de l’appareil. Un Leica M3 de 1954 équipé d’un Summicron 50mm que je transporte un peu partout dans la ville dans une forme d’anachronisme technologique.

Pour ces photographies dans la ville d’Orléans, Loiret, j’ai utilisé de la pellicule Ilford HP5+ poussée à 1600 ISO. La texture, le grain et les contrastes sont encore plus présents avec le traitement poussé de ce film, qui conserve néanmoins ses qualités intrinsèques de nuances de gris. Des caractéristiques qui me plaisent vraiment.

Lire l’analyse d’Analog You sur ce film ici ”Ilford HP5 + 400 iso : pourquoi tant de succès ?”.

Par contre un inconvénient de pousser le film est l’impossibilité de prendre des photo en pleine lumière compte tenu de la grande sensibilité à 1600 Iso. Le Leica M3 ne pouvant dépasser la vitesse de 1/1000s on se trouve alors en surexposition.

Un problème finalement résolu en visionnant la vidéo de Matt Day sur Youtube qui propose d’ajouter un filtre ND pour redescendre de quelques stops en cas de lumière intense. C’est aussi une bonne solution pour finir ses films à sensibilité constante.

Mes photos sont développées et scannées par Carmencita Film Lab qui complète mon processus puisque je ne pratique pas la chimie du développement argentique. J’indique alors  au labo sur chaque rouleau le traitement poussé à 1600 ISO de mes pellicules. Le rendu a toujours été au rendez-vous avec une bonne exposition et la qualité attendue.


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