Les chevaux do plaisir

Deux clichés de rue pris avec mon Leica M-D dans les rues de Paris hier.

D’abord à la recherche de la lumière dans le quartier du Marais sur un spot que je visite régulièrement pour sa couleur et son éclairage. Ensuite dans les 180 marches de la station de métro Abbesses ou la fresque art-déco m’attendais pour compléter son tableau d’une fée aux ailes d’ange.  

Je dois alors “Juste faire hennir, Les chevaux do plaisir” pour compléter ma vision poétique. Ces vers que Bashung écrit en 1991 pour sa chanson Osez Joséphine trouvent pleinement leur place ici, ils me ramènent au souvenir de cet immense artiste.

Pour conclure cet article, je vous suggère de visionner le clip de la chanson car c’est un véritable chef d’oeuvre. Tourné au cirque d’hiver, il met en scène Bashung et Azucena Caamano dos à dos, au centre d’une piste de cirque autour de laquelle galope un cheval blanc.

 


Charlie Don’t Surf

« Charlie Don’t Surf » est une réplique célèbre du film Apocalypse Now, invoquée par le colonel Kilgore pour justifier de prendre une plage du delta du Mékong afin que les soldats américains puissent surfer. Charlie était le nom utilisé par les Américains pour faire référence à la partie vietnamienne adverse au cours de la guerre du Vietnam. 

« Charlie don’t surf and we think he should » - Sandinista! The Clash, 1980.

A travers cette série, je questionne à propos de la justification de la violence à l’égard de ceux que nous jugeons trop différents de nous-mêmes, de nos modes de vie et de nos valeurs. C’est aussi une critique de l’impérialisme qui consiste à tenter d’imposer un mode de vie à des cultures qui n’en veulent pas.

Photos: Ho-Chi-Minh-Ville et delta du Mekong, Vietnam / iPhone.

© Frédéric Saez 2012.




Nightcall: déambulations nocturnes

Avec la météo hivernale de cette fin d’année j’ai saisi l’opportunité de plusieurs soirées avec du brouillard pour traîner la nuit dans l’agglomération Orléanaise et le long de la RN20. J’ai ainsi cherché à photographier dans l’espace urbain des décors étranges, inhabituels et néanmoins familiers le jour. Des scènes surréalistes émergent dans la nuit, les formes et les silhouettes jouent avec les effets de la lumière artificielle pour composer des images hollywoodiennes.



Pourquoi et comment j’utilise de l’Ilford HP5+ poussée à 1600 ISO ?

Après plusieurs années de pratique en photographie numérique, j’ai ressenti le besoin de revenir aux fondamentaux en reconsidérant la photo argentique. Surement pour le plaisir de redécouvrir ce grain particulier qui fait le charme des tirages analogiques. 

Photographier avec de la pellicule m’apporte une exigence supplémentaire dans la prise de vue, le cadrage, le réglage de l’exposition et dans l’attente du bon moment pour déclencher. Une éloge de la lenteur induite par les 36 poses du film et le fonctionnement manuel de l’appareil. Un Leica M3 de 1954 équipé d’un Summicron 50mm que je transporte un peu partout dans la ville dans une forme d’anachronisme technologique.

Pour ces photographies dans la ville d’Orléans, Loiret, j’ai utilisé de la pellicule Ilford HP5+ poussée à 1600 ISO. La texture, le grain et les contrastes sont encore plus présents avec le traitement poussé de ce film, qui conserve néanmoins ses qualités intrinsèques de nuances de gris. Des caractéristiques qui me plaisent vraiment.

Lire l’analyse d’Analog You sur ce film ici ”Ilford HP5 + 400 iso : pourquoi tant de succès ?”.

Par contre un inconvénient de pousser le film est l’impossibilité de prendre des photo en pleine lumière compte tenu de la grande sensibilité à 1600 Iso. Le Leica M3 ne pouvant dépasser la vitesse de 1/1000s on se trouve alors en surexposition.

Un problème finalement résolu en visionnant la vidéo de Matt Day sur Youtube qui propose d’ajouter un filtre ND pour redescendre de quelques stops en cas de lumière intense. C’est aussi une bonne solution pour finir ses films à sensibilité constante.

Mes photos sont développées et scannées par Carmencita Film Lab qui complète mon processus puisque je ne pratique pas la chimie du développement argentique. J’indique alors  au labo sur chaque rouleau le traitement poussé à 1600 ISO de mes pellicules. Le rendu a toujours été au rendez-vous avec une bonne exposition et la qualité attendue.



4 portraits de rue en Inde avec un Leica

La ville est un espace de jeu incroyable pour saisir des scènes de vie et des instants magiques. J’aime le mouvement, c’est le point central de ma photographie lorsque je suis dans la rue. Cependant, je me penche aussi sur un autre type de photo de rue: le portrait. 

Cette discipline constitue un véritable instant privilégié que vous accorde le sujet rencontré. Une façon aussi de se découvrir en tant que photographe face à des inconnu(e)s. Pratiquer le portrait c’est aussi mieux se connaître soi-même. Un échange entre deux êtres humains. Pour l’établir il suffit simplement de demander ! La plupart des personnes sont favorables dès lors que la requête est aimable et bienveillante. 

Mumbai 2015

Mumbai 2017

Mumbai 2017

Mumbai 2017

L’autorisation accordée, il s’agit alors de capturer rapidement le personnage avant qu’il ne perde son naturel. A ce stade, je pense déjà à la mise en situation autant que le sujet lui-même. En portrait de rue, l’intérêt étant de “capturer” la personne dans son écosystème. Si on a de la chance, l’âme du personnage ressort et le portrait est un succès.

Enfin, je considère la démarche complète lorsque la personne concernée peut voir son portrait. La raison pour laquelle je laisse systématiquement ma carte afin d’envoyer ou ramener le portrait si c’est possible.


The Crazy Squeeze en concert avec un Leica M-D

Depuis longtemps j’avais envie de photographier étroitement un groupe de Rock, un vrai qui déchire… 

J’ai rencontré ce que je cherchais au Blue Devils à Orléans avec The Crazy Squeeze, des gars un peu “fous” en provenance de Hollywood, Californie. Avant le concert, j’ai passé un peu de temps avec eux en backstage. Comme sur scène, ils sont vraiment dingues, tournent à la bière en attendant de descendre des riffs de guitare bien appuyés.

Je les ai photographié avec un Leica M-D équipé et d’un objectif Summilux 35mm. Malgré une lumière pas génialissime pendant le concert, le réglage du boitier à 3200 iso et l’ouverture à f/1.4 du Summilux m’ont permis d’assurer des clichés de qualité avec la vitesse suffisante.

Sur scène, The Crazy Squeeze, ça bouge vraiment ! Installé au premier rang, j’ai shooté en effectuant une mise au point manuelle à chaque cliché. Un bon “workout” pour un Leicaiste agrémenté de quelques bières aussi je le reconnais.


Crazy Squeeze est le cas rare d’un super groupe qui fonctionne bien depuis longtemps, il produit un son à la fois dur et accrocheur. Tandis que le terme “pub rock” a des associations définies avec un lieu et une époque spécifique dans l’histoire de la musique, The Crazy Squeeze a réinventé le terme dans un sens plus large. Sa version de pub-rock est le mélange parfait de punk -77 glamour influencé par le glam et de rock n ‘roll pur style ancien - avec des hooks qui feraient l’envie de tout groupe de pop. 

Facebook: https://www.facebook.com/thecrazysqueeze/      

  • Johnny Witmer- Guitar/ Vocals
  • Superlegend Frankie Delmane - Guitar/ Vocals
  • Dat Ngo - Bass
  • Shauny Clark - Drums



L’émotion de l’argentique en Ilford FP4

Pour mon retour à l’argentique, j’ai ressorti un petit compact très efficace, le Rollei XF 35. Un appareil des années 70 doté d’un très bon objectif, un Sonnar 40mm f/2.3. Le boitier est tout automatique, la cellule décide du couple ouverture/vitesse, seule la sensibilité ISO est réglable.  La recomposition des images avec le déclencheur maintenu à mi-course pour conserver l’exposition est même possible ! Yeaaah… 

Chargé avec un film Ilford FP4 125, voyons ce qu’il a dans le ventre pour quelques portraits.

Le film a été correctement exposé par le Rollei qui a fait le “job”. Avec des ombres qui laissent bien apparaître les détails, la pellicule Ilford était aussi bien adaptée pour ce shooting. 

Pour le développement et le scan des négatifs, j’ai envoyé le rouleau chez  CarmencitaFilmLab en Espagne. Bien m’en a pris puisque le service, la qualité et les délais sont franchement top ! Pas de poussières, un scan intelligemment restitué avec une note explicative qui précise comment le film a été travaillé. Très Pro! 

Je dois aussi chaleureusement remercier le modèle @lili_shmhf. Des clichés totalement improvisés un samedi après-midi avec un inconnu, ce n’est pas facile de prime abord. Imaginez que 5 mn avant ces photos, nous ne nous connaissions pas ! 

Vraiment très heureux d’avoir figé ces moments de beauté et de jeunesse. Des images qui entrent totalement dans ma conception de la photo basée sur la magie de ces rencontres impromptues de situation ou de personnes.

Pour conclure, l’argentique c’est vraiment autre chose, cette épaisseur, cette palette de gris et ce grain… Je vais continuer l’expérience, cette fois avec de l’Ilford HP5 poussée à 1600 ISO dont je suis totalement fan du rendu.

Une autre histoire.


Une publication sur le site du magazine Eyeshot magazine

La série Mumbai Gestures a été sélectionnée par la rédaction de Eyeshot magazine

J’ai donc été référencé dans l’annuaire des photographes du site, avec au passage la présence de beaux noms de la street photography. Une page présente mon travail sur cette série Indienne réalisée à Mumbai, en attendant de retrouver peut-être certaines de ces photos dans une prochaine édition papier du magazine. 

  


Portrait de Rockeuse au Leica M Monochrom

La musiciens et les photographes, une histoire étroite depuis que les pochettes d’album existent. Quelques unes célèbres auxquelles je pense, celle de l’album “The Joshua Tree” de U2 et du premier album “The Clash”. Des images fusionnées avec la musique pour mieux sublimer les légendes. 

Avec un caractère qui dépasse l’apparence, les musiciens ont le sens de la mise en scène. Je trouve que c’est assez facile de travailler avec eux. Sans que ce soit le coeur de ma photographie, j’aime en rencontrer pour voir ce qui ressort d’une collaboration. 

Voici donc le portrait de la rockeuse Australienne Suzie Stapleton réalisé au cours de sa tournée Française en 2016. Une artiste avec un timbre de voix particulier pour une série de clichés avec un Leica M Monochrom.

Le portrait est avant tout la rencontre d’un photographe avec un personnage et son univers. Pour Suzie, les images devaient être en rapport avec sa musique. Le noir et blanc avec des contrastes élevés s’est naturellement imposé.  

J’ai aussi puisé dans mes influences musicales pour créer une atmosphère des seventies, celle des années Punk et des lieux tels que Camden Town, épicentre de la production musicale Londonienne. 

Les images RAW sorties du boitier M Monochrom et un peu de travail avec Lightroom m’ont apporté l’aspect filmique que je cherchais avec la gratification instantanée du numérique.

SUZIE STAPLETON is a Sydney-born alternative rock artist who honed her craft in Melbourne before relocating to London in 2015. She has built a loyal fanbase, captivating audiences with electric live performances using her midnight vocal to weave shards of poetry into guitar-driven noir soundscapes laced with intricate melodies…

Suzie Stapleton has released a string of singles over the past year gaining airplay on BBC Radio 6 Music and becoming a Fresh Fave on Tom Robinson’s Fresh On The Net. Stapleton has opened for artists such as Mark Lanegan, Mick Harvey, and Boss Hog and appeared at festivals including Liverpool Sound City, Camden Rocks Festival, Colours of Ostrava and Binic Folk Blues Festival.

www.suziestapleton.com
Spotify

     

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